Marie Lacroix - Cog'X

Spécialiste du sommeil et de la mémoire, elle a travaillé à la compréhension de son architecture. Après une formation à l’ENS, un doctorat à l’ESPCI, et des actions de chef de projet de recherche clinique, elle apporte aujourd'hui son expertise au delà des laboratoires, pour améliorer les pratiques de travail à la lumière de sciences cognitives.
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3 fausses croyances qui nuisent à notre efficacité

Par Marie Lacroix - Cog'X sur 24 juin 2019


Avez-vous déjà senti une sensation d’épuisement après une journée de travail ? Ou trouvez-vous parfois qu’il est difficile de se concentrer face aux sollicitations ? Ou encore que vous manquez d’efficacité ?

Avec l’essor du digital, le travail est entré dans une nouvelle révolution : nous sommes désormais confrontés à un flux incessant d’information. Or notre cerveau lui, n’a pas changé, et le travail est parfois en inadéquation avec son fonctionnement et certains de nos mécanismes automatiques.
Il est possible d’apprendre à améliorer son efficacité et sa qualité de vie au travail en contournant certains freins que notre cerveau place sur notre chemin !

Croyance n°1 : faire plusieurs choses à la fois nous fait gagner du temps
Notre attention est très limitée, et pourtant notre cerveau nous donne souvent l'illusion de voir tout ce qui se passe sous nos yeux. Pourtant en réalité, nous ne pouvons prendre conscience que d’un très petit nombre d’informations à la fois. Par exemple, en réunion, si vous décidez de lire un mail alors que quelqu'un explique quelque chose d'important, votre attention fait de rapides aller-retours entre le contenu du mail et de l'intervention. Ce “multi-tasking” est bel et bien une illusion puisque notre cerveau ne peut pas faire efficacement deux choses aussi complexes en même temps. Il en résulte que vous mettrez plus de temps à répondre au mail, risquez de faire plus d'erreur, de rater des informations importantes du mail ou de l'intervention, et serez moins investi dans la réunion alors même que votre participation est requise. Notre cerveau nous joue ici un bien mauvais tour en nous faisant croire que nous gagnons du temps à faire les choses en parallèle plutôt que les unes après les autres.

Croyance n°2 : faire des pauses nous fait perdre du temps
Si la somnolence a des signes particuliers comme les bâillements et les paupières lourdes, nous indiquant clairement le besoin de dormir, le phénomène de « fatigue mentale » a quant à lui des signes beaucoup plus subtils qui sont donc difficiles à prendre en compte. Et pourtant les conséquences de l'accumulation de fatigue mentale sont nombreuses : impulsivité, dégradation de l’humeur et des performances, risque accru d’erreur et d'accident. Cette illusion de maintien de nos capacités est donc un frein à la mise en place de la seule prévention efficace : la pause, c'est à dire changer complètement la nature de l'activité en cours pour restaurer ses capacités cognitives.

Croyance n°3 : il vaut mieux réagir aux sollicitations au fur et à mesure plutôt que de les laisser s'accumuler
Au travail nous avons tendance à prendre en compte immédiatement et en continu les sollicitations digitales, alors même que certaines sont conçues pour être traitées de manière asynchrone. Cette culture de l’urgence se retrouve dans beaucoup d’organisation, nous la subissons parfois, mais y contribuons souvent. Notre cerveau est en effet très friand de nouveauté, et les notifications digitales, annonçant mails ou messages, viennent activer le « circuit de la récompense », également impliqué dans le phénomène d’addiction. Plus si facile de discerner ce qui est vraiment nécessaire à notre travail d’une mauvaise habitude dont notre cerveau peine à se défaire !
Surtout qu’au cours d’une journée de travail, nous recevons des dizaines de notifications de mails et messages dont nous prenons connaissance en quelques secondes… En moyenne, il faut compter environ 3 minutes pour revenir à notre tâche initiale suite à une interruption. On comprend alors pourquoi on se sent parfois épuisé en fin de journée et frustré dans nos objectifs !

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Sujets: Soft skills

Concilier efficacité et bien-être au travail grâce aux sciences cognitives

Par Marie Lacroix - Cog'X sur 4 avril 2018

 

 

 

Avec l'arrivée du digital et l'automatisation d'un grand nombre de tâches, le travail vit aujourd'hui une nouvelle révolution, dont nous faisons tous partie. Désormais, du matin au soir, nous devons capter, traiter, et restituer des informations. Au milieu de ces nouvelles injonctions, se trouve notre cerveau ! Cet organe étonnant, qui a pris plusieurs millions d'années pour devenir une fabuleuse machine à raisonner, est capable de prouesses, mais dispose aussi de certaines limites que le travail vient parfois bousculer : accélération des activités, instantanéité et culture de l'urgence, dématérialisation des échanges, multiplicité des canaux de communication, mise en scène permanente, hyperconnexion digitale, etc. Face à ce constat et à cette tension entre cerveau et travail, comment retrouver l'équilibre cognitif ?

 

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Sujets: Soft skills

Reconnaître et limiter la fatigue mentale grâce aux sciences cognitives

Par Marie Lacroix - Cog'X sur 14 mars 2018

Si vous lisez cet article, c'est peut-être que vous avez choisi de vous arrêter de travailler pour vous accorder quelques minutes de pause... ou tout simplement que vous cherchez une solution pour réguler ce phénomène de fatigue mentale que vous éprouvez au quotidien sans trop savoir comment l'appréhender. « J’en peux plus de cette journée », « ça me fatigue », « cette réunion m’a épuisé·e ! » ... nous sommes tous régulièrement confrontés à cette sensation de ne plus avoir les ressources suffisantes pour continuer à travailler. Il est alors essentiel d’en comprendre les causes pour identifier les bonnes pratiques à adopter et limiter ainsi ces effets.

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Sujets: Soft skills

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